La dégustation
Sachez admirer
Observez la robe du vin : On appelle robe la couleur dont se pare le vin. Appréciez sa teinte est ses nuances. C'est l'intensité de la couleur qui détermine la richesse du vin.
Regardez les jambes et les larmes : Ce sont les traces formées par le vin sur les parois intérieures du verre. Elles sont plus ou moins nombreuses, denses ou frêles. Plus ces jambes, larmes ou arches sont larges et denses, plus le vin est riche en glycérol (il donne une impression de gras). Pour les vins effervescents, il faut noter l'intensité, la durée et la finesse du dégagement gazeux.
Appréciez avec votre nez
Le premier "nez" : Sans remuer le verre, ce premier "nez" permet de déceler les produits hautement volatils, souvent d'une délicatesse extrême, et fugitifs. C'est aussi à ce niveau que l'on découvre des odeurs parasites, telles que les odeurs résiduelles de fermentation, de lies, de réduit ou de bouchon.
Deuxième étape : Faites délicatement tourner le vin dans le verre. Ainsi vous l'oxygénez et les processus d'oxydation s'accélèrent. L'oxydation (ou aération) débarrasse le vin des gaz dissous et révèle les arômes : on dit que le vin ou le nez s'ouvre.
Le troisième "nez" : Brisez le vin, en imprimant un léger mouvement rotatif, qui le fait tourner de façon désordonnée. Puis laissez votre verre reposer. Vous pourrez ainsi apprécier, grâce à ce troisième "nez", l'évolution des arômes.
Quand le goût se révèle
Buvez une petite gorgée et laissez-la reposer au creux de votre langue. Le réchauffement en bouche exhale les arômes. Une autre méthode consiste à le mâcher et à le faire tournoyer dans la bouche.
La langue ne perçoit en tout et pour tout que quatre saveurs :
- le sucré, à la pointe de la langue : il est donné par le sucre du vin et l'alcool.
- le salé, un peu en arrière de la bouche : cette sensation est provoquée par les acides salifiés du vin.
- l'acide, sur les côtés de la langue : donné par les acides organiques libres du vin (acide tartrique, acide citrique).
- l'amertume, au fond : donnée par les tanins.
Ces saveurs se révèlent à trois moments. La première impression est l'attaque, c'est-à-dire le moment où les lèvres trempent le vin. Puis il faut laisser le vin s'épanouir au creux de la langue. En avalant la première gorgée, il faut apprécier la persistance du goût en bouche. La puissance aromatique envahit la bouche et est mesurée en secondes.
BONNE DÉGUSTATION !